L’incroyable destin d’Arégonde, l’une des plus anciennes reines de France

Le magazine Le point vient de mettre en ligne une vidéo sur la découverte, dans les années 1950, du sarcophage de la reine (née vers 520 – morte vers 580) dans la (93), et de la redécouverte de son trésor en 2003.
En 1959, l’archéologue Michel Fleury (1923-2002) avait mis au jour dans la crypte de la basilique Saint-Denis le sarcophage encore inviolé de la reine mérovingienne Arégonde. Dans ce sarcophage, qui portait le numéro 49, se trouvaient quelques éléments du squelette, plusieurs bijoux et des restes de vêtements d’apparat. Une grande partie du mobilier funéraire fut exposé au Musée du Louvre dès 1981.

bague de la reine aregonde avec inscription arnegundis regine

Chevalière en or ayant servi à identifier le squelette
Elle portait l’inscription Arnegundis et le monogramme Regine

Après les fouilles, les restes de ce squelette et certains des bijoux avaient été entreposés dans les bureaux où travaillait Michel Fleury et dans les laboratoires de la Commission du Vieux Paris puis oubliés. Considérés comme perdus pendant des décennies, ils ont finalement été redécouverts en 2003 dans une armoire destinée à la décharge. Ces éléments archéologiques et biologiques ont été soumis à de nombreuses analyses et ont permis notamment de réévaluer la date du décès de la célèbre reine.

Troisième épouse de Clotaire 1er (511-561), mère de Chilpéric 1er (né vers 534 et roi de 561 à 584), la reine Arégonde était la belle-fille de Clovis et l’arrière-grand-mère du roi Dagobert.

Elle fut la première reine de France inhumée dans la basilique royale de Saint-Denis.

La tombe d’Arégonde. Nouvelles analyses

Dossiers de l’archéologie n° 32 « Bijoux et parures mérovingiens de la reine Arégonde belle-fille de Clovis »

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